Pierre Concialdi,

Charges sociales et compétitivité : les diverses facettes d’une même ambiguïté

Cet article examine l’incidence des charges sociales sur les coûts de main-d’œuvre et la compétitivité. Malgré un taux élevé de charges patronales, la France occupe parmi les pays industrialisés une position médiane pour le niveau du coût de la main-d’œuvre. Plus généralement, les données empiriques confirment les enseignements de l’analyse économique et montrent que le niveau des coûts de main-d’œuvre ne dépend guère du poids des charges sociales. Par ailleurs, la part des prélèvements fiscaux et sociaux dans le revenu du travail salarié n’apparaît pas plus importante en France que dans les autres pays européens. Globalement, ces prélèvements ne semblent pas peser sur la compétitivité/coût de l’industrie française qui s’est plutôt améliorée dans les années quatre-vingt.

This article analyzes the incidence of social contributions on labor costs and competitiveness. France is in a median position among industrialized countries for its labor costs. In general, there is no empirical evidence that the level of the labor cost should be highest in countries, like France, where employers’ social contributions make up a large part of that cost. These findings are in accordance with the lessons of the economic analysis. The « tax wedge » is not higher in France than in the other European countries. The cost-competitiveness of French industry does not seem to suffer from the tax structure and since the 1980s the trend in unit labor costs is downward.

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